Après des guerres séculaires, les peuples d'Initium s'accordent enfin une paix relative. Pourtant, tapie dans l'ombre, une menace pèse ...
 
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 Salle de travail [Ouvert]

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Mordekhaï Handenos

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MessageSujet: Salle de travail [Ouvert]   Lun 17 Mar - 12:27

[24 Venty 6498]





Cela faisait bientôt 20 ans que Mordekhaï Handenos, fils d'alchimiste alors agé de 23 ans, était arrivé dans la ville de Thélus afin d'apprendre. Sa formation initiale n'avait duré que 10 ans et pourtant, il s'était écoulé 10 ans de plus depuis la fin de celle-ci. Assis à un petit bureau, il consultait un ouvrage imposant et dont la couverture attestait du passage du temps. Sur la couverture on pouvait lire en lettres d'or à moitié effacées :"De l'importance du combat dans les sociétés modernes.". Un ouvrage fort intéressant et qui semblait attirer toute l'attention du savant. Il se trouvait dans une petite pièce contenant tout le matériel nécessaire au travail de recherche. Il s'agissait en fait d'une salle de travail que ceux qui en faisait la demande pouvait obtenir afin d'avoir un lieu calme où travailler tranquillement. Sur le bureau se trouvait un montagne de papiers en tout genres, griffonnés, froissés, dans ce qui semblait être une pagaille indescriptible. Un lustrin situé juste derrière Mordekhaï portait un autre grimoire sans doute laissé par une personne avant lui pas très ordonnée.

Dans le couloir, quelqu'un marchait, il s'approcha de la porte de la salle de travail. Celle-ci était restée grande ouverte. La personne mystérieuse prit la parole, il s'agissait du conservateur de la bibliothèque de Thélus.

"Mordekhaï Handenos, j'aurais du m'en douter je crois. A quoi bon laisser ouvert cette porte, la soirée est fraiche et il ne sert à rien de demander un salle à part si c'est pour se laisser incommoder par les bruits extérieurs."

Mordekhaï se releva de ses notes l'air un peu fatigué.

"Ah conservateur Jerelia. Mon esprit reste ouvert à tout ce qui l'entoure et c'est ce qui permet d'en avoir une vision globale. C'est ce qui me permet aussi de partager ce que je sais avec les autres, pourquoi déciderais-je de fermer cette porte alors que mon esprit reste ouvert? Quant au froid ne vous inquiétez pas pour moi je... Attendez, vous avez bien dit que nous sommes la soirée oooh, je n'ai pas vu le temps passer, j'ai encore tant de choses à faire..."

"Comme le disait le grand philosophe Niekt :"Chaque jour permet l'accomplissement d'une tache à la fois. Essayer de faire plus que ce que ne le permet le temps qui nous est accordé serait futile car inefficace."

Le conservateur et Mordekhaï se connaissaient bien, depuis qu'il était arrivé à Thélus, il n'avait cessé de passer son temps entre la bibliothèque, les cours à l'académie de Thélus et les salles de travail en faisant de succints détours par la taverne et autres sources de restauration. Jerel était arrivé environ 6 ans après Mordekhaï. Il succédait à l'ancien conservateur, mort de vieillesse plus tôt dans l'année. Dès le début, Mordekhaï et Jerel s'étaient bien entendus. Durant les premières années, Jerel soutenait qu'il en savait plus que Mordekhaï et des jours entiers parfois ils se livraient à des combats de citations et de théories; Avec le temps, cette rivalité s'était changée en amitié et aujourd'hui encore, il ne se presque plus autrement que par citation, préférant utiliser les paraboles plutôt que de se parler normalement.

" "Le temps des justes n'est jamais assez long" mais je crois que vous avez tout de même raison, je ferais mieux de rentrer, laissez moi un peu de temps pour ramasser tout mes papiers."

"Vu la pagaille que vous avez mis, il va bien vous falloir une autre journée pour tout ranger et classer."

Cette remarque n'était pas anodine, après toute ces années, il savait bien qu'il ne faudrait à Mordekhaï une heure tout au plus pour tour remettre en ordre.

"Allons mon cher Jerel, vous savez bien que toutes mes notes sont soignusement numérotées, dois-je vous rappeler les enseignements de Treiz :"L'organisation est la clef de toute réussite.""

"hahaha, vous me surprendrez toujours mon cher, je vous laisse et n'oubliez pas de rapporter les livres que vous avez emprunté à la bibliothèque avant de partir, sur ce bonne soirée."

Le conservateur repartit ses pas résonnant sur les dalles de marbre du grand couloir. Jetant un regard par la petite fenêtre de la pièce, il observa au dehors. Tout était bien noir mais c'était normal après tout il sagissait de Thélus. Cela faisait bientôt une éternité qu'il n'avait pas vraiment vu le soleil. Peut-être lui faudrait-il prendre quelques jours de vacances et quitter la ville, peut-être même que cela serait un merveilleux moyen de récolter quelques informations supplémentaires qui sait?




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Elénius Burtwicks

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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Ven 4 Avr - 23:15

[Je situe, Elénius était dans les quartiers jusqu'au 23 inclus, après avoir dormi à l'auberge, il arrive ici, tard, car n'ayant pas un bon sens de l'orientation hors des marais il se perd dans Thélus et enfin il arrive...]

Il était tard, pas trop tard puisqu'Elénius avait pu emprunter pour la consultations trois ouvrages, mais il ne devait rester qu'une ou deux heures avant la fermeture de la bibliothèque. Ce kluth'en orienté dans les marais n'avait pas un excellent sens de l'orientation hors de ces si regrettés marais. Le sourire aux lèvres pour des raisons diverses, la principale raison de son plaisir et de son bonheur était dûe à la présence dans cette si célèbre bibliothèque. N'ayant pas le coeur à l'alchimie, Elénius s'était trouvé aujourd'hui fortement inspiré par des ouvrages politiques, concernant surtout la Coopération Pacifique. Perdu dans les sombres couloirs de l'Azelorth'Samas, Elénius trouva enfin la direction des cabinets de consulations.

Happé par les décorations de la porte de l'un, Elénius poussa doucement la porte et, se tordant le cou pour pouvoir observé, se rendit compte que la salle était étrange. Ne subsistait qu'une seule chose dans cet étrange lieu, une femme... Enfin une statue de femme, Elénius poussa la porte plus encore et entreprit de faire un pas lorsqu'un homme cria d'une voix forte:

"Cette salle est occupée, vous n'avez rien à y faire... Un kluth'en en plus... Qu'est-ce-que cette sale race fait ici? Non content d'être artisanalement plus évolués que nous, ils viennent en plus se cultiver?"

Elénius, tira la langue, l'odeur de cette salle était peu ragoûtante, n'ayant pas envie de provoquer un conflit, il se retira doucement et continua son chemin, au bout de quelques mètres parcouru l'homme de la salle sortit en criant:

"Et petite créature difforme, tu ne sais pas fermé une porte?"

Elénius fit volte-face, posant ses livres au sol, il commença à s'approcher de l'homme un soupçon de rancoeur dans les yeux. Mais lorsque celui-ci ouvrit la bouche, sa petite voix fut couverte par celle d'un homme:

"Ilanos, retourne dans ta pièce, ces petites créatures sont trois fois plus intelligente que toi, rentres ou je t'exclus de ce lieu pour les 1à siècles à venir."

Elénius, se tourna doucement pour observer le visage de cet homme, grand et mince il avait un visage marqué par les traces du temps et clos de savoir. Elénius baissa doucement la tête pour indiquer son respect devant cet homme qui devait sans doute être le conservateur de la bibliothèque. Le dénommé Ilanos, soupira profondément et entra dans la pièce en jetant la porte derrière lui.

"Elénius Burtwicks, je suis un simple consultant, un rat de bibliothèque... Vous devez être le conservateur de cette dernière. Qu'elle belle bibliothèque..."

L'homme sembla apprécié la démarche de présentation qu'Elénius avait lançée. Souriant il se pencha tout d'abord vers les livres pour observer leurs titres sur la cote.

"Je suis effectivement le conservateur Jerelia. Oui, la bibliothèque de Thélus est la plus belle et la plus complète des bibliothèque du monde. Vous, les kluth'ens n'êtes pas des créatures que l'on croise souvent ici, quel dommage, vos connaissances pourraient tant nous apporter..."

Elénius sourit à cette dernière phrase, les kluth'ens étaient certes plus potentiellement intellectuels, mais ils n'étaient pas non plus les créatures les plus intelligentes. Modeste, celui-ci ne se contenta que de baisser la tête en signe de remerciement.

"Allez-y, vos lectures sont passionnantes, je ne voudrais pas vous retarder, il est tard... Vous allez découvrir dans le premier livre, "Vision de la coopération Pacifique par un scéptique", de lourds secrets. Les deux autres sont très généraux, l'un traîte de l'histoire de la Coopération Pacifique, l'autre de la vision par chapître de la Coopération Pacifique par les races, mais ce dernier est somme toute assez théorique et contestable... Au revoir!"

Elénius saisit les livres qu'il avait posés au sol, les serra à nouveau contre sa poitrine et prit le chemin inverse de celui du conservateur. Avait-il envie d'aller occuper un cabinet déjà prit? Pas particluièrement, mais après avoir essayer une dizaine de cabinet clos ou de laboratoires alchimiques, Elénius entra doucement dans une pièce ouverte, comme pour signifier la châleur de l'accueil qu'il pourrait y reçevoir.

Il faisait froid, mais ne voulant pas s'imposer Elénius ne ferma pas la porte. Puis dans une tentative discrète pour attirer l'attention vers, Elénius s'éclaircit la gorge, l'homme était debout, en train de ranger ce qui semblait être ses notes.

"Bonjour, je suis Elénius Burtwicks. Auriez vous l'amabilité de me laisser un peu de place pour que je puisse consulter ces trois ouvrages? Les seules salles que j'ai osée ouvrir étaient occupée par des hommes clos et hargneux ou bien étaient des laboratoires alchimiques... Or je souhaite travailler l'histoire politique."

Souriant Elénius posa les livres, leurs poids commençant à l'écraser. Observateur celui-ci remarqua très vite le titre de l'ouvrage de l'homme qui rangeait ses notes. Dans ce désordre parfait semblait régner un ordre mathématique, logique, profond. Cet ouvrage devait être une réfléion philosophico-historico-politique sur la "Guerre", la notion de "Guerre" dans son sens large. Des guerres, il y en avait eu plusieurs avant d'atteindre la Coopération Pacifique... Son regard se porte d'abord sur la dehors, il faisait nuit, comme toujours, mais Thélus était si belle dans la nuit...

*La beauté, elle est si subjective... Pourtant, s'il suffit d'un mot pour être qualifié d'homme sensible, comprendre le charme d'une ville sans soleil est-ce, au fond, un mal? Ce n'est pas dans la lumineuse beauté que réside toute la beauté de Thélus, non... La beauté de Thélus est objective, elle est cachée, invisible, et ce n'est que par surprise que l'on découvre la beauté noire des affres de la vie... Thélus est une métaphore, une métaphore de ma pensée, de la pensée de tous... Invisible, subjective, pronfode et pourtant si vraie... Seul la subjectivité existe, puisque chaque critères de vie est fondé sur ce sentiment: l'art, l'appréciation, la guerre, la mort...*

Il arrivait souvent à Elénius de se mettre à penser ce genre de chose, mais il était logique, tout est construit sur une relation de subjectif objectivé, alors au fond la subjectivité est le seul moyen d'expression réel et humain, nous sommes incapables d'exprimer quelque chose de directement objectif...
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Mordekhaï Handenos

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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Sam 5 Avr - 13:36

Mordekhaï rangeait scrupuleusement ses notes. Dans un code de classement propre qui lui était propre, il n'avait aucun mal à savoir où allait chaque page. Une numérotation consistant dans le numéro de la page et la date ainsi que les références de l'ouvrage étudié et leur sujet. Cela faisait des années qu'il utilisait ce système sans doute depuis ce jour à l'académie où il avait totalement raté un de ses examens car il n'avait pu retrouver la totalité de ses notes. Terrible journée s'il en était.

Il entendit comme une discussion dans le couloir juste devant la porte de la pièce où il travaillait. Il n'avait pas très bien entendu mais il avait pu discerner comme une pointe d'aggressivité. Sans aucun doute encore un de ces jeunes imbéciles croyant à la supériorité de leur race, vraiment navrant de voir qu'il existe encore de tel comportement même dans une ville comme Thélus parmi des gens cultivés et raisonnables. Un petit homme entra dans la pièce, ou plutot un Kluth'en qui commença à lui parler.


"Bonjour, je suis Elénius Burtwicks.Auriez vous l'amabilité de me laisser un peu de place pour que je puisse consulter ces trois ouvrages? Les seules salles que j'ai osée ouvrir étaient occupée par des hommes clos et hargneux ou bien étaient des laboratoires alchimiques... Or je souhaite travailler l'histoire politique."

Ah l'histoire politique, quelle grande source d'enseignement pour le futur. Des ouvrages retraçant toutes les grandes décisions des dirigeants passés. Décisions sages ou mauvaises mais qui apportaient toutes leur lot de connaissances.

Mordekhaï vit que Elénius n'était pas absorbé par ses ouvrages qui paraissaient forts intéressants mais plutot par la vue que l'on avat de thélus par la fenêtre. Peut-être pas la plus belle que l'on pouvait avoir mais déjà assez saisissante surtout de "nuit". Car on ne peut pas vraiment parler de nuit mais les batiments et les arbres ornés de lucioles donnaient vraiment un spectacle magnifique.


"Magnifique n'est ce pas? Si seulement, le soleil apparaissait en ces lieux, nous aurions sans doute les plus beaux levers et couchers de soleil de tout le continent. Mais après tout n'est-il pas normal que la ville de la vérité et du savoir rayonne de beauté car comme on dit :"La beauté est vérité, la vérité beauté".Oh mais j'en oublie de me présenter, je suis Mordekhaï Handenos, savant. Cette salle n'est en aucun cas ma seule propriété et c'est avec plaisir que je la partage avec vous. Il ne faut pas vous en faire pour le quelques bougons que vous avez pu rencontrer, ils oublient bien souvent qu'ils ne sont pas les seuls à vouloir utiliser ces salles."
Mordekhaï reporta son attention sur les livres qu'avait emprunté Elénius. Il s'agissait en effet de traités de politique et plus particulièrement sur la coopération pacifique."Vision de la coopération pacifique par un sceptique", un bon ouvrage, un peu réducteur et dont les arguments sont assez légers mais qui trace un bon portrait de ce que pensent beaucoup de gens.

"Vos lectures sont très intéressantes. Vous vous intéressez plus particulièrement à la coopération pacifique à ce que je vois, intéressant..."
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Elénius Burtwicks

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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Sam 5 Avr - 20:07

Elénius sourit à l'homme qui l'accueilli à bras ouverts, ce genre d'homme était rare. Il faut dire qu'Eléinus s'était de suite imposé en posant ses affaires mais il commençait à défaillir sous le poids de ses livres. Rien n'était fait, ici pour accueillir les kluth'ens. Elénius, très attentif, remarqua malgré l'espèce d'attirance qui le poussait à regarder au dehors que l'homme avait porté son regard sur le titre de ses livres.

Lorsque celui-ci commença enfin a parler, il commença avant tout à parler de la lumière à Thélus. Elénius se souvint de plusieurs choses importantes quant à la philosophie pré-coopération pacifique.

"Vous savez"dit-il, "les grands maîtres de la philosophie définnissait le soleil comme le Bien et comme la vérité pure. Reconnaissez qu'une ville de la connaissance sans Soleil semble paradoxal. Certes, se trouvent ici les soleils noirs, illuminés par le véritable soleil. Il envoie sa lumière vers un "satellite" qui le reflète. Le reflet, l'ombre c'est l'illusion, nous pourrions nous considérez comme dans l'ombre n'aperçevant que l'ombre des choses, donc dans l'erreur. Mais non, le Soleil ne brille pas ici, nous ne vivons pas dans l'ombre, notre lumière est une lumière noire, ce n'est pas l'ombre qui est jettée, c'est la lumière propre qui est noire, une lumière si pure qu'aucune ombre n'existent pour nous tromper. Beauté, la beauté n'est pas forcément vérité, et la vérité nous démontre bien qu'elle est souvent difficile."

Elénius se retourna vers l'homme un large sourire sur ses petites lèvres. Ses dents pointues limées ressortant légèrement. Je crois me souvenir qu'il écrivit dans son journal:

<Heureusement que ce "savant" savait ce qu'était un kluth'en car quiconque ne l'aurait su aurait pris mon sourire comme une menace.>

Il avança de quelques pas vers la table, tira une chaise et s'assit pour ouvrir le premier livre, celui concernant le vision de la coopération pacifique par un sceptique. Mordekhaï, puisque c'était son nom, se présenta comme un "savant". Elénius n'aimait guère les gens qui se présentait comme tel, pour lui un homme savant devait se définir comme un théoricien. Ne pouvant s'empêcher de le contester il attendit quelques secondes, suffisantes pour que l'homme prononce d'autres mots sujets à la lecture des livres qu'Elénius avait emprunté.

"Savant, ce mot ne me siez guère. Mais à chaque homme son appellation, je préfère me présenter comme un thérocien polyvalent. Quant, elles ne réflétent malheureusement pas ce qui m'est inconnu, je souhaite simplement retrouver des formules exactes employées par les auteurs de ces "manuels". Une de mes spécialités et l'histoire politique et la politique elle même, une de mes nombreuses spécialités... Nous autres théoriciens pouvons nous targuer de n'avoir aucune véritable spécialité, nous voilà heureux d'être capable de tout penser..."

Elénius stoppa sa phrase ici pour reprendre son air un instant, l'air se faisait de plus en plus froid et Elénius n'avait rien de plus pour se couvrir. Mais comme disaient de grands philosophes anciens: "C'est la pensée qui forge le ressenti. Il ne suffit que de se concentrer pour arriver à oublié tout ce que le corps ressent." Elénius sourit et ferma les yeux quelques instants, de façon à ressentir la plus pure des châleur en lui après une dizaine de silencieuses secondes Elénius cligna des yeux et les ouvrit entièrement. Son visage sage se présenta tout de suite comme heureux et serein.

[Désolé, c'est court mais je suis préssé!^^]


Dernière édition par Elénius Burtwicks le Dim 6 Avr - 0:24, édité 1 fois
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Mordekhaï Handenos

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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Sam 5 Avr - 23:15

Mordekhaï sourit à la remarque d'Elénius.

"Vous avez sans doute raison, le qualificatif de "savant" est peut-être un peu prétentieux mais ces termes conviennent à ceux qui vous considèrent car ils peuvent se faire un idée de ce que nous sommes. Un prince est prince car on l'appelle comme cela mais est-il une race à part pour autant, non. Je suis savant car on me donne ce qualificatif mais si je devais me qualifier moi-même je dirais plutot "personne humble à la recherche de la connaissance et de la sagesse malgré les difficultés que lui impose sa mortalité". Vous comprendrez aisément que les gens préfèrent m'appeler savant."

Mordekhaï s'assit à son tour. Il y a quelques minutes, il s'apprêtait à partir mais il décida finalement de rester. Après tout, il restait encore du temps et le conservateur était un ami, il comprendrait certainement si il devait avoir du retard.

" Connaissez vous cette maxime :"La spécialisation est le fléau des hommes."? Elle apparait dans l'ouvrage "Tribulations sur l'artisanat" et veuillez m'excuser mais j'ai oublié le nom de l'auteur, ajouta t-il dans un sourire. L'auteur développe tout un chapitre sur ce concept disant que quand l'être vivant se spécialise, il néglige tous les autres aspects de la vie qui l'entoure. Ce faisant, il devient dépendant des autres êtres spécialisés et ainsi de suite. Certains penseurs disent qu'il s'agit de la pierre d'angle fondamentale de la société. Mais moi je pense que c'est ce qui entrainera sa déchéance. Si un de ces êtres spécialisés venait à disparaitre qu'adviendrait-il des autres? Bien sûr c'est un peu réducteur comme approche car dans le cadre de spécialisation non-indispensable la société se relèverait. Néanmoins, la polyvalence permet d'embrasser l'ensemble du monde et ainsi de l'appréhender de façon globale. Oh! Mais peut-être vous ennuis-je avec mon discours."

C'est vrai, il débitait depuis plusieurs minutes. C'était une sale habitude. Dès qu'on le lançait sur un sujet, il était incapable de s'arrêter de lui même. Quoi qu'il en soit, il aimait pouvoir discuter comme cela non pas pour étaler son savoir mais plutot pour pouvoir confronter ses idées avec d'autres.

"Moi non plus comme vous l'aurez deviné je n'ai pas de spécialité mais pourtant j'affectionne certains domaines plus que d'autres, la métallurgie par exemple. C'est un art passionnant mêlant le savoir faire à la connaissance de chaque matériau. Bien sûr, je ne saurais en aucun cas forger mais c'est une chose passionnante. J'avais prévu de faire un voyage vers Mélandre il y a bien longtemps afin de rencontrer des maitres-artisans mais je n'ai jamais osé entreprendre ce périple."
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Elénius Burtwicks

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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Dim 6 Avr - 3:12

Elénius attendait cette réponse de la part de Mordekhaï, l'argumentaire d'un sage était souvent le même, malgré la différence de pensée. Elénius remarqua dans leurs traits que l'homme et lui avait tout deux deux âges bien distinct, cela signifiait-il que l'un était plus avançé que l'autre? Non, du moins Elénius ne le pensait pas. En effet pour lui les kluth'ens étant plus rapides dans leurs acquisitions des connaissances que les ansuriens les plus rapides, cela leurs permettaient bien vite d'avoir d'excellentes connaissances, cependant pas assez ambitieux il ne jurait pas que le vivant le plus intelligent eut été un kluth'en.

"La chose que je conteste réside plus dans le mot lui même, un savant est un homme qui sait. Les gens alentours nous nomment comme tel, or, le savoir, dans son sens large, est universel. Tout le monde possède donc une source de connaissance, de savoir qui réside au moins dans l'expérience, qu'il réside au mois dans sa connaissance de lui et de sa famille."

Elénius baissa les yeux sur les lignes lourdes de son livre et reprit sa lecture, capable de plusieurs choses en même temps, il sortit sa plume, son encrier et son papier puis commença à faire crisser sa plume sur la papier. Le fait que Mordekhaï parle ne le gênait pas puisqu'il était capable de comprendre clairement ce que l'homme disait.

L'homme semblait partie dans un élan fantastique de passion pour un livre. La maxime tirée du livre "Tribulations sur l'artisanant", était évidemment une maxime qu'Elénius connaissait. D'ailleurs Elénius connaissait aussi l'ouvrage, il fut un des premiers ouvrages qui lui permetta de s'encourager à apprendre par coeur chaque chose qu'il trouvait belle. Mais il le connaissait aussi par le rapprochement qu'il pouvait en faire, lui connaissait l'auteur, il n'était autre que le médecin de sa grand mère, le propre père de sa "maîtresse" dans l'école du village de Burtwicks. Frustré quant à la suite de la citation que Mordekhaï avait oublié, Elénius prit la parole tout de suite après et dit:

"Vous amputez une belle suite à cette citation: "La spécialisation est le fléau des hommes, non pas par son utilité mais plus encore par son impossibilité. L'homme trop prétentieux et trop limité ne se rend pas compte qu'il ne connaitra jamais bien ce que l'architecte de la vie a créé ; qu'il n'en n'aura jamais qu'une connaissance futile. Seul les compositions de l'homme lui même, ses inventions, peuvent prétendre au titre de lieux possibles de connaissances complétes.", Mituraï Hodhunings, lorsqu'il écrivit ces mots au village de Burtwicks dans les marais de Glargörl, venait de finir d'accoucher ma grand mère. Un grand homme... dans la pensée du moins... puisqu'il ne dépassait dit-on les 1 mètre 25 bien tassé, un petit kluth'en en somme... Bref, je m'égare... Oui, l'homme est incapable de se spécialiser correctement et quand bien même il s'auto-proclame spécialiste, il s'auto-proclame implicitement et clairement dépendant, car incapable de se sentir capable ailleurs que dans "son" domaine. Psychiquement troublé et occuppé face à sa spécialité il se dit incapable de penser à autre chose et incapable de réaliser autre chose que ce dans il se sent spécialiser, comme investit d'une mission divine auquel il ne pourrait pas réchapper. Il est donc clé de voûte, puisqu'il permet à d'autre de ne pas perdre leurs vies dans ce chemin, mais aussi clé d'autodestruction du monde, car il dépend d'autres hommes qui dépendent, par correlation d'autres hommes. Si nous sommes tous dépendants les uns des autres, l'explosion ne peut être qu'irrémidiable: une maladie d'un des hommes et le système s'effondre. C'est un peu le système de "chaîne alimentaire ne coryez vous pas?"

Elénius avait relevé la tête pour exprimer son propos, il la rebaissa immédiatement, comme pour prévenir que sa "démonstration théorique" était terminée, bien finie. Il préféra ne pas répondre à la question gênée de l'homme estimant que ces longues paroles répondraient aisément au fait qu'il ne le gênait pas et bien aux contraire. Puis l'homme sentit soudain un besoin de préciser son précédent argumentaire; Elénius ne put que s'en réjouir. La passion pour la metallurgie fit sourire Elénius, il dit même dans son journal:

<Je me trouvais étonné face à cette passion, la métallurgie, un bel art, certes, mais quel étrange passion pour un thélusien aussi accompli qu'il semblait l'être...>

Elénius, passa délicatement sa main droite sur son bras gauche, une espèce de sensation de paralysie le prenait, il avait froid. Lorsqu'il reprit la parole sa voix était parcouru de mouvement, de sursaut de froid... De petits tremblement la ponctuait:

"Je, oui... Un "savant", n'a pas de spécialité, nous autres hommes de la recherche perpétuelles du Savoir ne pouvons pas vraiment nous spécialiser ; nous pouvons nous intéresser particulièrement à quelque chose à l'exemple de votre passion pour la métallurgie ; respectable passion cependant, mais trop gourmand d'autres choses nourrirront nos esprits plus tard.
Parlons maintenant de la métallurgie, c'est un art intéressant, il faut s'en dire qu'ici les hommes qui le pratique sont un peu les archétypes de ce que l'on nommaient les spécialistes. Ils ne savent, pour la plus part, que ça, ils ne se concentre que sur leur art et sur ces possibilités.
Je pense que nous n'avons pas besoin de savoir faire ce que l'on comprend, prenez mon exemple, nous autres kluth'ens sommes doués pour l'artisanat à cause de nos doigts si pleins de dextérité," il monta sa main comme pour lui montrer les tremblements trahissants le froid qui le parcourait "je connais l'art de la médecine, un frère le pratique et me l'a expliqué, pourtant bien qu'ayant les connaissances techniques, théoriques et médicales nécessaires, je serais pourtant bien incapable de faire ne serait-ce qu'une simple ablation d'un doigts de pieds."

Elénius marqua une pause pour reprendre sa respiration puis reprit:

"Voyez-vous, moi en tant que kluth'en ayant eu de la chance et de la tristesse, j'ai beaucoup voyagé, et le voyage est bien la seule façon d'apprendre plus proche de la réalité, certains livres nous mentent, aussi rien de mieux que l'expérience nous permet parfois de connaître. Vous devriez y aller, Mordekhaï, puis-je me permettre? Oui, vous devriez y aller, Mélandre sera la solution à beaucoup de problème technique que les livre ne vous enseigneraient pas."

Fort heureux de ces dernières paroles, Elénius reprit sa lecture notant quelques citations importante:
"Le plus fort dans cette coopération pacifique, c'est que vu par un convaincu elle prait convaincre, mais devant nous, nous les sceptiques, nous pouvons voir ces failles. La plupart des actuels dirigeants ambassadeurs de la coopération pacifique sont sceptique quant à son efficacité réelle.
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Lun 7 Avr - 0:43

[Bon je commence par faire ma modo pointilleux... Pas la peine de corriger vos posts, mais tenez en compte à l'avenir.
1) Mordekhaï et Elénius: le mot homme, toujours à éviter. Il faut savoir que le plus employé dans le sens universel où nous l'entendons, comme doué de raison, c'est le mot ansurien, qui représente (d'après eux) le prototype de base duquel dérive tous les autres. Mais sinon, si ce n'est pas un ansurien qui parle, faites de jolis détours et dites êtres doués de raison, êtres doués de conscience, être vivants, etc... Suivant le contexte. Il n'y a que pour distinguer le masculin et le féminin que les mots homme et femme peuvent être employés.

2) Elénius: quand tu mets en situation ton personnage, ne dresse pas tous les PNJ ansuriens contre lui! (j'ai fait la même erreur en arrivant.) En fait, les pro-ansuriens (au sens général de racistes, pas ceux qui font partie des factions) sont une minorité, sans doute moins du quart des ansuriens. Il y en a aussi sans doutes moins d'un quart qui se montre vraiment ouvert et amical envers les kluth'ens, mais la plupart sont neutres. D'ailleurs, la discrimination est interdite et peut être punie par la loi, il n'y a donc rien de surprenant que même ceux qui ont des convictions pro-ansuriennes ne l'affichent pas partout... D'autre part, ces comportements sont plus fréquents dans les campagnes et les villes ansuriennes, mais Thélus est une ville cosmopolite d'origine lunarticiah: les ansuriens y ont toujours vécu en harmonie avec les autres races. Enfin, étant la ville du savoir, la plupart des gens sont assez instruits pour ne pas se laisser aller aux premiers préjugés... Bref, ça peut arriver, des incidents avec des ansuriens racistes, mais plutôt dans les ruelles sombres, tu vois? Ou bien ressortir au fil d'une conversation... Mais n'en colle pas à tout bout de champ. Après, que ton personnage ait lui même des à prioris contre les ansuriens et qu'il exagère leurs comportements, qu'il se montre un peu parano ou hostile parfois, ça on peut très bien le comprendre...

3) Elénius: Les kluth'ens ne sont pas plus intelligents que les autres races, mais plutôt plus intellectuels, je pense que tu vois la nuance. Il ne pensent pas plus vite ou plus profondément naturellement, mais leur culture est plus fondée sur le savoir oral et manuel, et leur constitution ne leur permet pas de toute façon d'adopter des activités d'un autre ordre, ou difficilement. C'est à cause de l'imprécision de la présentation de cette race qu'on a tendance à faire cette erreur...
Bon fin du bla bla critique, désolée.]

Setif déboula à l'angle du couloir avec une célérité qui ne seyait guère à un étudiant arpentant une bibliothèque. Le bruit de ses bottes sur les dalles de pierre lui attira les foudres du conservateur, qui passa la tête dans l'entrebaillement d'une porte en le foudroyant du regard. Résigné, il stoppa sa course effrénée et attendit la réprimande qui ne pouvait manquer de lui tomber dessus.
"Setif Kiruen! Qu'est-ce qui vous prend de courir ainsi dans les couloirs? Ne savez-vous donc pas que silence et calme sont nécessaire pour atteindre la concentration nécessaire à la recherche du savoir?"
Docile, l'élève en magie baissa la tête, mais sa main se crispait sur un parchemin froissé, signe d'impatience contenue.
"Pardonnez-moi, monsieur Jerelia. Je suis à la recherche du savant Handenos. Une nouvelle urgente à lui transmettre."
Le conservateur fit la moue, mais il avait bon fond et appréciait l'étudiant qui fréquentait quotidiennement les lieux. D'un geste du menton, il lui indiqua la salle de travail du fond.
"Que cela ne se reproduise pas. Ca ne vous ressemble pas."
Non, l'image que se faisaient maîtres et enseignants de Setif était celle d'un adolescent calme et obéissant, assidu. Un intello en somme, sauf qu'il ne possédait ni la suffisance propre à ceux là ni leur génie. Un élève parfais, intéressé et curieux de tout, qui renforçait leur propre égo par une admiration sans réserve.
Une légère inclinaison de la nuque en guise de remerciement, et il se hata vers la dernière porte du couloir, tout en se retenant de trop allonger ses foulées. Il savait déjà que Mordekhaï s'y trouvait: après tout, c'était sa salle d'étude favorite, il y était toujours fourré...

Il frappa à la porte mais ne pouvant contenir son angoisse il l'ouvrit dans la volée et pénétra à l'intérieur.
"Monsieur Handenos..."
Il se figea, surpris de trouver ici la silhouette fluette d'un kluth'en en train de lire. Indécis, il hésita. Il ne voulait pas aborder le sujet qui l'amenait devant un inconnu, qui plus est un kluth'en. Ne voulant pas paraître suspect, il évita de le dévisager, et se retourna vers son maître.
"Je... J'ai reçu des nouvelles de ma famille."
Avec un peu de chance, l'autre comprendrait que c'était personnel et aurait la délicatesse de s'éclipser, au moins momentanément...
Mais quelle délicatesse attendre d'un kluth'en, d'un démon? Tout le mal qu'on lui avait dit sur cette race lui revenait, provoquant une répulsion qu'il n'avait jamais connue tandis qu'il grandissait à Mélandre, au milieu de la foule cosmopolite. Mais il connaissait désormais la vérité, il comprenait les choses mieux qu'alors, il voyait enfin clair.
Il avait vu tous ses camarades, dont beaucoup étaient d'autres races, le doubler et obtenir leur diplome. Lui seul, en dépit de ses efforts, ne parvenait pas à décrocher ce stupide titre de mage. Mais quels que soient leurs talents et leur arrogance, ils ne l'empêcherait pas de leur être supérieur, car ansurien.

Il pouvait bien rester là, il l'ignorerait comme s'il faisait partie du décor, c'était la meilleure solution. Même s'il ne connaissait pas la portée des révélations qu'il allait faire. De toute façon, ça se saurait bien assez vite...

"La seule fois où ils m'ont envoyé un albanestre, c'était pour m'annoncer la naissance de ma petite soeur... Mais cette fois, il s'agit d'une terrible nouvelle..."

Il s'interrompit, gêné. Il n'avait jamais parlé de sa famille à Mordekhaï, malgré la gentillesse que celui-ci lui manifestait. Ils s'en tenaient d'ordinaire à la science et la connaissance, et le savant ne savait pas grand chose de lui. Mais il n'avait personne d'autre à qui en parler. Personne en qui il ait confiance.
L'ironie de la situation lui sauta aux yeux. Il avait confiance en Mordekhaï? Alors que cette pseudo amitié n'avait d'autre fin que de lui voler son savoir? Comment pouvait-il le trahir à ce point?

Il le devait, au nom de l'ambition. Pour la faction de Thélus, il volerait ses recherches au théoricien. Et en retour, il aurait enfin accès au pouvoir qu'il désirait tant. A quoi bon porter le nom de mage et servir gentiment la Coopération si c'était pour se retrouver sans cesse bridé au nom de la morale? En suivant cette voix, il pourrait toucher aux arts interdits et repousser les limites de la puissance ansurienne...
Et pourtant...

"La fête du Ramanthin a mal tourné. Ca c'est achevé par une hécatombe! D'après mes parents, il y a eut des explosions et un tremblement de terre, suivis de mouvements de panique..."
Une boule se forma dans sa gorge, et il poursuivit, tentant de cacher son trouble.
"Notre boutique a été vandalisée, tous les stocks sont détruits. Et ma mère a été blessée, même s'ils affirment que ce n'est pas grave..."
La cordonnerie était leur seul bien, et il était bien placé pour savoir qu'ils ne disposaient d'aucunes économies, puisque c'était lui qui gaspillait leur argent dans des études qui n'en finissaient pas... Malgré le ton de la lettre qui se voulait rassurant, il savait parfaitement quelle catastrophe cela représentait pour eux. Il ne leur restait rien pour subsister. Et c'était de sa faute. Il aurait dû laisser tomber son égoiste quête de savoir depuis longtemps et revenir apprendre le métier de son père à la maison... Et ce n'était pas la seule chose qui le faisait culpabiliser.

"Pour les explosions, l'origine n'a pas l'air naturelle. Ils parlent d'attentats."
Il se rappelait d'une remarque surprise entre deux de ses supérieurs, qui l'avait intriguée à l'époque.
"Tout commencera à Mélandre..."
Il n'était qu'un sous-fifre dans la hiérarchie et on ne le mettait au courant d'aucune information d'importance, mais il n'avait pas pu manquer de remarquer les quantités régulières de paquets douteux qui transitaient entre les différentes planques temporaires. Qui dégageaient une curieuse odeur de poudre. Et ressemblaient fort à des explosifs...
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Mordekhaï Handenos

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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Lun 7 Avr - 23:37

Setif Kiruen était entré dans la grande pièce de travail à grandes enjambées. Au début, cela ne parut pas surprendre Mordekhaï car le jeune étudiant avait l'habitude de lui rendre visite de temps en temps afin de lui demander conseil ou encore de l'aider dans ses recherches. Mais cette fois-ci il semblait y avoir quelque chose d'autre. Le savant remarqua que Setif avait regardé quelques secondes Elénius sans doute par la surprise de voir quelqu'un d'autre dans cette pièce. Setif lui apprit les évènements survenus à Mélandre : les attentats et ce tremblement. Mordekhaï avait effectivement ressentit un légère secousse mais avait pensé qu'il s'agissait surement d'un alchimiste du niveau inférieur ayant fait sauter son laboratoire ce qui était assez fréquent surtout en ce moment mais pour une raison qu'il ignorait.

Ce qui surprit le plus le savant, ce fut que l'étudiant lui parle de sa famille. Jusqu'ici, il s'était montré plutot réservé sur ce sujet mais Mordekhaï comprit tout de suite que c'était à cause de l'inquiétude qu'avait causé ces incidents. Il lui avait souvent parlé de cette petite boutique de cordonnerie et Mordekhaï souhaitait lors d'un voyage à Mélandre pouvoir la visiter. Setif lui en faisait souvent l'éloge.
"Quels évènements tragiques! Comment cela a t-il pu se produire? Et pendant la fête du ramanthin qui plus est. Quel crime odieux! Ah je suis persuadé qu'il s'agit encore d'un de ces groupes pour la suprématie raciale - une bande d'imbéciles cela dit en passant. Je pensais que la sécurité de la ville avait été assuré."

Mordekhaï s'assit sur une chaise à proximité et se mit à penser à tous ces évènements. Ces attentats montraient sans aucun doute que cet ennemi mystérieux est assez fort et s'apprêtait à lancer ses attaques sur tout le continent. Pour qu'il ose s'en prendre à la fête du Ramanthin c'était sans doute qu'il était prêt pour plus encore.

"J'espère sincèrement que votre famille va se remettre de cet incident. Sachez que si jamais vos parents décidaient de mettre un terme au financement de vos études pour la reconstruction de la boutique, je pourrais essayer d'obtenir auprès du doyen une bourse pour vous ou au moins la possibilité de rester sur la ville en usant de mon influence. Avant que vous ne disiez quoi que ce soit au sujet du ressentiment que le doyen peut éprouver pour vous sachez qu'il m'a confié que vos résultats du 6e mois étaient très encourageant et je dois d'ailleurs vous en féliciter. Vos efforts semblent porter leurs fruits mais cela doit rester entre nous."

Il avait ajouté cette dernière phrase à voix basse afin qu'Elénius ne puisse pas entendre. Setif était à Thélus depuis déjà plusieurs années et Mordekhaï était devenu en quelque sorte son mentor. Normalement, il aurait déjà dû valider son statut de mage à l'académie mais pourtant, il stagnait et ce n'est pas faute de faire des recherches. Mordekhaï avait remarqué que souvent il se laissait distraire par autre chose mais il n'avait jamais pu découvrir ce que c'était. Que ses résultats soient en hausse ne pouvait que lui remonter le moral en ces temps troublés.

"Mais au fait, vous avez parlé d'un tremblement. Nous l'avons peu ressenti ici à Thélus mais à ce que vous dites, la secousse fut plus forte dans les environs de Mélandre. C'est très intriguant. Attendez laissez moi prendre une carte pour voir un peu..."

Il sortit deux morceaux de parchemins de sa besace en cuir qui était posée sur un petit bureau. IL fut d'ailleurs étonnant qu'il trouve aussi rapidement ce qu'il cherchait en sachant que ce sac contenait un set hétéroclite d'outils de travail, de notes et de plumes.

"Alors voyons nous allons comparer cette carte géographique avec cette autre carte de Gravy'ohn, carte géologique de grande valeur. Voyons voir ça. Ce tremblement est plutot inhabituel pour la région..."

En effet, Mélandre se trouvait assez loin des "Volcans de Lazarek" pour que les volcans endormis sortant de leur léthargie puisse se faire ressentir de cette façon mais il ne fallait écarter aucune hypothèse. De plus, la carte géologique semblait montrer que la zone n'était pas des plus instables. Au contraire, le sol était sans aucun doute de la meilleure qualité qu'on puisse trouver.

"Elénius, qu'en pensez vous? Ce tremblement peut-il être tout à fait normal? Ah au fait Setif, je ne crois pas que vous connaissiez Elénius Burtwicks, théoricien."

Mordekhaï faisait montre d'une grande excitation. La même que quand un mystère d'une valeur significative se présentait devant lui. Il avait se regard plein d'étoiles, celui qui vous dit à quel point cela va être intéressant.
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Mer 9 Avr - 0:49

Elénius attendait la réponse de Mordékhaï lorsque quelqu'un fit irruption dans la salle. Elénius se demanda s'il n'aurait pas défoncer la porte si elle avait été fermée, mais là n'était pas la question. L'ansurien, ou plutôt l'étudiant regarda Elénius et sembla hésiter un instant avant de partir, mais cela semblait avoir été une illusion qu'Elénius s'était faite, car spontanément il commença son récit. La fête du Ramanthin avait été berçée par des explosions d'originie criminelles.

L'étudiant avait perdu la seule possession de sa famille à Mélandre, une boutique dont les stocks avait tous été volé, aussi devait-elle être possible ; Elénius trouva ce seul bien très modeste mais il s'abstint de le faire remarquer. Le jeune homme semblait troublé. Mordekhaï commenta ces attentats tragiques et sembla croire à une attaque des factions pro-ansuriennes. Ce terme fit frissonner Elénius, des larmes futiles lui coulèrent et il serra machinalement la médaille qui lui pendait au cou, se rattachant à une vérité humaine.

Mordekhaï changea de place et alla s'asseoir à une autre table pour parler doucement à l'étudiant. Bien qu'ayant l'ouïe très fine, Elénius n'entendit pas mot. Il faut avouer que cela le gênait beaucoup, habitué à avoir l'oreille trainante, il était un homme de confession qui aimait "savoir", tout savoir. Mais bien qu'il eût envie de dire une célèbre maxime pour prêcher vers une libéralisation de la parole de la part de ces hommes, il n'en tint pas rigueur et se tu.

Mais ces paroles silencieuses se finirent rapidement et Mordekhaï attrapa sa besace en cuir pour en ressortir deux cartes. Le fait que des tremblements de terres aient secoués la ville de Mélandre semblait intriguer le savant, bien sûr l'étudiant avait précisé qu'il semblait que ce soit des attentats, mais il n'y avait rien de plus troublant pour un théoricien que de ne pas en être sûr. Celui-ci jeta un coup d'oeil sur les cartes, pendant ces quelque minutes, Elénius se sentit oublié, comme inutile.

Tout à coup Mordekhaï fit appel à Elénius pour venir donner son avis. Elénius se leva et s'approcha en premier lieu du nouvel arrivant.

"Oui, jeune homme, je suis bel et bien Elénius Burtwicks, et il se trouve que je suis, comme votre ami -ou professeur- un théoricien. Par un vocabulaire plus moderne je serai ce que l'on nomme un savant."

Ajouta Elénius avec un grand sourire et un geste amical de tape sur le bras du jeune homme. Puis dans un geste étrange où il semblait chasser les mouches, Elénius s'approcha de Mordekhaï et se concentra. Il se pencha sur les cartes et dit:

"Nous pouvons d'ores et déjà écarter la thèse de l'explosion volcanique, les volcans de Lazareck sont plus proche de Thélus que de Mélandre aussi si ce fut une explosion volcanique nous l'aurions ressenti avant Mélandre."

Puis il se tu pour regarder rapidement la carte, il plissa les yeux et se rapprocha des cartes ne voyant plus correctement, tout en analysant la situation murmurait assez fort pour Sétif et Mordekhaï l'entende:

"Il semble que ce peut être un tremblement de terre... Mais non, les plaines de Rathke sont connues pour être solides... Je... Il est possible en effet que... Non... Une cause dûes à un tremblement sous marin aurait pu fonctionner... Si l'épicentre du phénomène se trouve sous la mer, il est possible que... Oui, il semble possible que ce soit possible... Or, non! Non, non, non et non! Impossible n'est-ce-pas? Si l'épicentre se trouvait sous la mer, d'autres lieux auraient été touché..."

Elénius releva la tête observa le visage excité de Mordekhaï et dit:

"Il semble que l'impression d'avoir une chose à trouver vous plait, à moi aussi... Mais ici la question se pose, si ce fut un phénomène naturel -ce qui semble, soit dit en passant, impossible- des voleurs en aurait profiter pour voler les stocks des boutiques? Non, il semble en effet que ce soit un phénomène humain..."

L'idée d'attentats à Mélandre fit peur à Elénius, et si c'était bel et bien des attentats des factions pro-ansuriennes? Alors lui même serait en danger. Il lui sembla se rapeller dans ses lointains souvenirs que des gens lui avait raconter que lors de l'élimination des kluth'ens et des golgoroths de son villages, les ansuriens avaient prononçés les mots: "Nous reviendrons..."

Alors c'était l'heure. Elénius regarda Mordekhaï paniqué et dit:

"Il semble que je sois en danger, mais j'ai trop envie de découvrir ces secrets. J'aimerai notamment voir l'Etat de la ville de Mélandre, il serait bien plus simple de juger de la qualité des explosifs notamment si nous nous déplacions jusqu'à Mélandre... Etes vous d'accord Mordekhaï?"

Elénius regagna confiance en lui et sourit, il semblait que ce fut un autre mystère. Pourquoi ne pas encore jouer les détectives théoriciens pour juger des explosifs.

"Pourquoi ne pas chercher des livres à propos des explosifs pour commencer d'ores et déjà à nous renseigner."

Soupirant il se tourna légerement pour regarder derrière lui et croisa le regard de Sétif. Elénius devenait de plus en plus perplexe, ces questions lui trottaient dans la tête, et elles ne le quitteraient qu'en réussissant à perçer ce mystère.
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Dim 13 Avr - 13:26

Le savant sembla à la fois surpris et furieux de la catastrophe, qu'il attribua d'office aux factions pro-ansuriennes. Setif détourna le regard, gêné. Il savait déjà que sa position à leur égard était férocement hostile, mais il évitait le sujet d'ordinaire. Sans doutes les efforts pour protéger habitants et visiteurs avaient-ils été important au vu de l'ambition du dirigeant de rendre cette fête inoubliable. Mais la tâche d'arrêter les factions serait insurmontable: personne n'avait encore conscience de l'étendue de l'organisation, infiltrée partout comme une gangrène ronge un corps qui privé de la douleur se croit encore sain... Ils pourraient attraper des pro-ansuriens, mais ils ne pourraient pas décapiter l'hydre... Elle renaîtrait toujours, du foyer de la haine. On peut stopper un complot, mais comment arrêter des fous? Le fanatisme l'effrayait, et pourtant, c'était excitant. Savoir qu'on appartiendrait à la vague de destruction qui changerait la face du monde...
Il aperçut alors le kluth'en qui serrait dans ses doigts fins un pendentif, l'air troublé. Ses grands yeux jaunes lui semblèrent même anormalement humides. Que son histoire l'eut remué à ce point surprit le jeune étudiant. Peut être la créature avait-elle vécue pareille expérience? Mais il ne voulait rien avoir de commun avec ce démon. Il était du côté pro-ansurien, lui.
*Du côté pro-ansurien? Alors pourquoi font-ils souffrir ta famille?*
Ils n'étaient pas directement responsables! Dès que la panique s'emparait des gens, il y avait des vandales pour en profiter... Mais le goût amer resta dans sa bouche.

La sollicitude de Mordekhaï le prit de court. Qu'il se montre prêt à intervenir en sa faveur, lui donne une chance de rester et d'obtenir son diplome... S'approchant de lui, il lui annonça discrètement que ses résultats étaient en hausse. En temps normal il aurait sauté de joie, mais son horizon s'était assombri depuis que l'albanestre lui avait rendu visite. Il ne voulait pas de charité. Il avait assez longtemps vécu soutenu par les autres, il était temps qu'il suive sa propre voie, là où l'on aurait besoin de lui. Et peut être pourrait-il plus tard rendre à sa famille tout ce qu'il leur devait. Oui, c'était certain, on le récompenserait, s'il servait bien leur cause.
L'intérêt du scientifique reprit soudain le dessus et il s'affaira pour décrypter l'origine du séisme, énumérant les hypothèses avec une excitation non dissimulée. Setif aurait partagé cet état d'esprit enthousiaste si le sujet étudié n'avait pas été sa ville natale. Il fit alors appel au kluth'en qui parut ravi de venir aider, et le présenta sous le nom d'Elénius Burtwicks. Celui ci adressa à l'ansurien un large sourire, découvrant ses rangées de petites dents acérées, et lui tapa familièrement le bras avant de se tourner vers les cartes.
Manifestement, lui s'intéressait davantage aux explosions, et semblait relier les deux phénomènes. Ne pouvant se retenir, Setif se lança dans le débat, même s'il fallait pour cela adresser la parole à une créature inférieure.
"Si je puis me permettre... Je ne pense pas que les actes de pillage indiquent nécessairement une action préméditée. Dans n'importe quelle catastrophe on observe ce genre de folie... Par contre, les explosions sont bel et bien le fruit d'attentats, car ils ont été revendiqués, à ce qu'écrit mon père. Mais il ne précise pas par qui. La situation là bas semble encore confuse. "
Les deux soit disant théoriciens manifestèrent tous deux leur envie de se rendre sur place, intriguant le jeune ansurien.
*Tiens tiens, lire dans les livres ne suffit plus à ce brave Mordekhaï... On dirait qu'il va finir par aller voir les phénomènes qu'il étudie de ses propres yeux...*
Si le savant en avait souvent manifesté l'envie, Setif ne se rappellait pas l'avoir déjà vu quitter Thélus. Mais bon, il ne connaissait pas toute la vie de son mentor... En tout cas les troubles actuels paraissaient réveiller un besoin d'action.
Elénius ajouta qu'il craignait pour sa vie, mais que cela ne saurait l'arrêter. Une allusion à l'implication des pro-ansuriens, sans doutes. La raison de son besoin de se rendre à Mélandre se trouvait peut être là... En tout cas, il semblait contradictoire qu'il en ai peur et que pourtant il veuille les approcher, juste pour étudier des explosifs...
Il croisa alors le regard du kluth'en, et cilla face aux pupilles verticales.
"Je n'en sais pas plus que ce que je vous ai dit... Mais je pense que la nouvelle ne tardera pas à être rendue publique... Enfin, plus ou moins..."
Jettant un coup d'oeil à la table, il repéra les dossiers de recherche de Mordekhaï, à moitié rangés. Ce dernier devait avoir entrepris de les ordonner avec son efficacité habituelle lorsque les nouvelles lui avaient fait reprendre ses recherches... Peut être, cette fois ci, parviendrait-il à les subtiliser...
[Faudrait que Celesti arrive d'ici peu, on commence à tourner en rond... Vais lui demander]
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Dim 13 Avr - 22:15

[Ben en attendant continuons de tourner ^^]

Setif avait raison, la nouvelle allait bientot être endue publique et tout le continent serait au courant de ces évènements, en partie du moins. Mais comme l'imaginait Mordekhaï, la plupart des habitants du continent devait déjà avoir appris d'une manière ou d'une autre les évènements. Elénius l'avait rejoint dans ses efforts afin de déterminer l'origine du tremblement mais il semblait également s'interesser aux explosifs utilisés.

"Tout cela n'a pas de sens, nous nous trouvons devant une incohérence. Regardez, nous venons de déterminer de façon à peu près sûr qu'il ne s'agit pas d'un phénomène naturel - ou du moins que nous ne connaissions pas déjà. Peut-être des explosifs cachés dans le sol mais pourquoi faire, si ils ont été enterrés, quel était leur but ?"

Mordekhaï restait perplexe. Voilà un mystère qui allait demander du temps et de la persévérance. Ce phénomène n'avait vraiment rien de naturel et ses causes semblaient se plaire dans les ténèbres de l'ignorance. Il disposait de trop peu d'informations, trop fragmentaires, trop floues, rien de concret. Il ne pouvait qu'émettre des hypothèses se basant sur des fondations instables. Tant d'incertitude...

Elénius paraissait terroriser et pourtant il mourrait d'envie de se rendre sur place pour pouvoir observer ce qui s'était réellement passé. Mordekhaï partageait cette envie. Pour le moment, il n'avait presque jamais quitté Thélus depuis son arrivée. Le voulait-il vraiment? Une partie de son être désirait ardamment aller jusque là-bas et gratter toute la surface de la cité afin de découvrir de quoi il s'agissait. Mais l'autre partie le suppliait de rester et d'étudier le phénomène de loin dans le laboratoire, à l'abri de tout. A l'abri de tout? Du monde extérieur? Un déclic se fit dans le cerveau du savant. Depuis toute ces années, il étudiait le monde et ses mystères et pourtant il s'en isolait. Cette contradiction n'avait pas sa place dans un esprit comme le sien.

"Je pense qu'Elénius a raison, nous allons devoir nous rendre à Mélandre. Ce mystère est trop beau. De plus, voir sur place le résultat de ces explosions nous permettra de nous faire une idée sur leur nature. Des échantillons seront aussi très utiles. Je crains que la bibliothèque ne soit plus suffisantes pour l'étude et la recherche."

Mordekhaï se surprit à dire cela. Lui, le plus grand rat de bibliothèque depuis des siècles d'après le conservateur. Et maintenant il souhaitait la laisser un peu derrière lui. Peut-être lui avait-il fallut ce déclic pour se rendre compte qu'il lui manquait cela dans la vie, aller sur le terrain et voir enfin tous ces évènements qu'il étudiait.

"Nous allons avoir besoin de plus de documentation sur les explosifs et leur utilisation. Les composants utilisés seront aussi bons à savoir si nous voulons les identifier. Je pense qu'il faudrait demander au conseil de la ville une accrédidation officielle de mission afin de pouvoir disposer du matériel nécessaire."

Mordekhaï ne se faisait pas trop d'illusions. Jamais le conseil ne donnerait son aval à un savant comme lui. Il n'était pas très bien vu par les autorités de Thélus. Il avait plusieurs fois remis en cause le fonctionnement de la ville et aussi proféré des idées saugrenues et blasphématoires ce qui n'avait pas arrangé sa popularité au sein des sphères supérieures. Néanmoins, il fallait tenter le coup. Peut-être la gravité de la situation les pousseraient-ils à revoir leurs positions qui sait?
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Mar 15 Avr - 18:44

Elénius suivit la conversation qui suivit à ses remarques dans la silence complet, les yeux levés vers ses interlocuteurs pour entendre correctement le sens de chacun de leurs mots, comme s'ils parlaient une langue étrangère. Elénius se concentra, il s'était effectivement principalement attaché à relier les phénomènes entre eux, abandonnant leurs singulières particularités.

Sétif objecta à Elénius de ne pas prendre en compte le fait que des voleurs auraient très bien pu en profiter pour vider les stocks des boutiques. Mais Elénius avait prit en compte cet effet dans son calcul, cependant il s'était mal exprimé en ayant donné l'impression de le réfuter très vite dans son hypothèse. Il ne releva pas, pour ne pas avoir à se fondre en excuses après avoir été confus. Si Elénius détestait bien une chose, c'était de s'excuser de s'être mal exprimé, bien qu'il est souvent eu des excuses il lui arrivait de ne pas en avoir, et ne pas savoir s'exprimer était une mauvaise chose pour un théoricien. Or, il avait cette science des mots, mais celle-ci disparaissait souvent lors de grosses fatigues ou lorsqu'il avait l'esprit trop confus, perdu dans une incessante question enigmatique. Ce genre de question qui ne se résout que par l'action.

Elénius était un homme de l'expérience, et cela le différenciait de nombres de ces collègues. En effet son précepteur lui avait appris à voir", au délà du simple regard, c'est à dire à tout analyser machinalement, comme un automate. On aurait pu lui objecter d'être une créature ayant suivit avec beaucoup de bonheur son "maître", sans rechigner. Mais cela ne le gênait point. Au contraire. Mélandre devait être une ville magnifique, il n'en avait vu que des images, insuffisantes à se forger un avis certain de sa splendeur. Insuffisantes pour prendre en compte les critères d'expérience, la qualité du terrain, la texture de ce dernier, la sympathie des habitants... Rien ne suffisait sur une carte où un dessin, mais une image avait cependant le pouvoir de cacher un secret, un sens, toujours caché, involontaire et parfois introuvable.

Elénius prit en compte la remarque de Mordekhaï, en effet, quel but pouvait bien avoir ces explosifs? Ses sentiments, se brouillant avec ses sens, il lui sembla avoir l'impression d'être certain des coupables. Il était clair que c'était, pour lui, les pro-ansuriens qui cherchaient tout simplement à annoncer leurs forces, leurs présences. Leurs pouvoirs aussi. Pour lui cela ne faisait aucun doute, qui d'autre qu'eux auraient revendiquer de tels actes, dans un monde de paix? Qui d'autre? C'était la question qu'il se posait, ou plutôt qu'ils se posaient tous, lui comme les deux autres personnes de la salle, enfin c'est ce qu'il croyait.

Son expression changeait, certes il avait peur, mais il se rappelait de ce que son maître lui disait souvent lorsqu'il ressentait quelque chose: "Tais physiquement tes affects, tu as peur, ne le montres pas, seul l'intérieur à peur." Elénius gonfla sa poitrine dans une douloureuse respiration. Il fit claquer ses doigts et vint machinalement attrapper son collier avec sa main droite. Maintenant il semblait soucieux, intéressé, pensif, c'était les seules expressions qu'il laissait pénétrer.

Mordekhaï semblait soucieux lui aussi, mais il donna raison à Elénius en projetant de se rendre à Mélandre. Elénius attendit que celui-ci eut fini de parler de la ville de Thélus pour dire rapidement:

"Oui Mordekhaï, si je puis me permettre... C'est tout à fait cela, il faut s'y rendre, si nous ne trouvons pas ici la raison pour laquelle des explosifs ont été placés, nous pouvons d'ores et déjà réfléchir à nos connaissances. Nous sommes certains que ce sont des explosifs, n'est-ce-pas? Alors il suffit pour nous de travailler ardemment dessus en attendant l'aval ou non d'une accreditation officielle par la ville de Thélus pour notre action là-bas. Mais je me sens prêt à y aller quand même, bien malgré une décision négative de la ville."

Il se tut un instant, était-il conscient des dangers qu'il courait, et qu'il allait devoir subir là-bas? Oui, il l'était, mais il préférait oublier les dangers un instant. Lui vint tout à coup une idée, il avait correspondu longtemps avec le conseil de Thélus avant de venir. Et ceux ci se portaient, dans les lettres en tout cas, garants à toute aide pour l'obtention du savoir. Cette fois ci c'était plus qu'un simple savoir c'était une affaire urgente, une affaire d'état.

"J'ai correspondu avec la ville de Thélus, enfin le Conseil, avant mon arrivée bien sûr. Ceux ci m'ont bien evidemment précisé qu'ils se tenaient prêts à aider quiconque chercherait à savoir. En tant que nouveau visage je pourrais me proposer pour aller déposer la requête au conseil? Non? Enfin pas sans votre secours à vous deux, vous connaissez la ville de Thélus mieux que moi..."

Il sourit à Mordekhaï et à Sétif, pourquoi ne pas essayer? L'essai, avait souvent été quelque chose qui avait joué dans sa vie. C'était par un essai qu'il avait pu intégrer les cours de son précepteur, c'était par un essai qu'il avait été publié, par un essai que le conseil de Thélus avait accepter une correspondance officielle... Il se souvint des mots de son maître: "L'essai est toujours la base de toute chose. Il nous est possible, dans la vie, comme ailleurs de nous essayer aux choses. Mais cette opportunité n'est donnée que dans l'apprentissage. Oui, essayer c'est se préparer. La magie est un exemple parfait: essayer pour apprendre c'est avoir la possibilité de recommencer, d'avoir une seconde chance. Il faut toujours tout essayer, toujours! Car lors d'un véritable combat magique, s'être attribué la possession des connaissances nécessaires à telle action sans l'avoir jamais essayer pourrait être fatal! Oui, et si cette action, jugée trop simple, était ratée? Ce serait la mort assurée!"

Elénius médita, il ne s'agissait pas ici du même genre d'essai. Cet essai là relevait plus du culot que d'autre chose. Mais un point commun entre ses deux essai était qu'ils pouvaient être tout les deux dicter par la chance. Elénius dit tout à coup:

"Nous aurons besoin de matériel, oui! Pensez-vous Mordekhaï, puisque vous venez de l'affirmer, que la ville de Thélus peut nous l'acrediter pour éclaircir ce mystère? Sinon nous devrons nous suffir avec le peu d'objet que nous possèdons... Si tant est que nous en possèdions! Je plaisante, certes, trève de plaisanterie. Nous devons en tout cas lister les objets dont nous avons la nécessité."

Il retourna vers son bureau, saisit une plume, de l'encre et un parchemin. Il nota la date et titra son papier: "Objets de nécessité".

"Je pense que nous pouvons d'ores et déjà distinguer différents genre d'objets, ceux de prime, de deuxième et de dernière nécessité."

Elénius paraissait de plus en plus rassuré, et il bouait d'impatience. Bien sûr, il avait toujours une peur dans le coeur, dans le fond du coeur. Au fond, qu'était la peur? Un simple sentiment de malheur? Non, pas simplement un sentiment qui serre le coeur, l'âme, d'un homme et qui, bien malgré ce dernier, peut aller jusqu'à la paralyser entièrement. Le genre de peur peut tout à fait varier et l'intensité de celle-ci aussi. Phobophobique, Elénius avait souvent peur d'avoir peur, mais heureusement ce n'était pas maladif, en tout cas pas chez lui. Ici se distinguait en lui deux peurs: celle de la peur pour sa vie et celle de la peur d'avoir peur en se rendant à Mélandre.

[Tourne, tourne, petit moulin...^^ Je tourne, nous tournons, vous tournez... Célesti..................... Désolé je suis à court d'imagination pour la suite. J'ai lancé un fil, rapide à saisir!^^]
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Sam 26 Avr - 19:47

[HRP : Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt ^^ Il fallait que je fixe un peu tout ! Et avec le boulot que j'ai fait dernièrement sur la chronologie, ça m'a permit de voir un peu plus clair sur la façon dont vont se dérouler les évènements ^^ ! Je vais vous proposez d'aller jusqu'à Mélandre, ou même Mieux encore ! Enfin, vous le découvrirez en lisant tout ça ! Je classe ce topic, dans les topics faisant partie intégrante de l'histoire principale Wink ! Et puis, bravo pour vos postes ! ]


Non loin de la salle de travail, sur le mur en face de la porte, un tableau d'affichage répertoriait les dernières nouvelles de la ville. Parmi elles, on pouvait trouver des petites annonces de savants désespérés, des ordres de missions officiels ou des informations en tout genre. Il arrivait pourtant que des parchemins teintés de rouge y soient épinglés, portant sur leur épaule en papier, les marques des hautes instances de Thélus. Ces bulletins d'alerte étaient habituellement présents chaque année, lorsque la ville était assiégée par d'innombrables et ignobles insectes, les Scarabées d'Or, dévoreurs de frêles lucioles. Cette époque était révolue depuis quelques mois déjà et il n'était plus question de voir apparaitre sur les panneaux d'affichage, l'ombre maudite des parchemins de sang.

Pourtant, dans les dédales de la bibliothèque, les afficheurs se répandaient déjà, accrochant les mauvaises nouvelles, les mots annonciateurs de terreur. Devant la salle de travail, ce fut un jeune mage qui essaya tant bien que mal d'épingler le parchemin sur le support de liège. Loin dans les couloirs, d'autres individus de son âge et de son rang, faisaient de même. Il fallait bien payer ses études.

Le garçon, habillé de vêtement trop large, chétif et plein de tâches de rousseur laissa échapper son paquet de feuilles sanglantes, qui se répandirent dans un bruit d'automne, comme une marrée ténébreuse sur les pavés. Remontant ses lunettes à double foyer sur son nez, soufflant de désespoir, il s'activa à les empiler rapidement en un tas informe et bancal.


- Saleté... de boulot !" Souffla-t'il entre ses dents. "J'ai déjà bien à faire avec les mauvaises nouvelles qui arrivent de partout ! Il faut encore que j'en informe toute la ville !"

Il grognait de tristesse et de haine contre la force inconnue qui provoquait tout ce chaos, tout ces immondes instants qui ne tarderaient pas à arriver. Essuyant une larme naissante, il se releva, flanqua un coup de poing dans l'épingle qui fixait le parchemin, s'érafla la peau, puis partit l'air de rien, en direction d'un autre panneau d'affichage.

On pouvait lire ceci :



[HRP : Je ferais le maître de scéance lors de l'Annonce si vous voulez, au Forum de l'Azelorth'Samas ! Comme ça je pourrais ajouter pas mal de détails.. etc etc etc ! Bref Smile Bonne continuation Wink]


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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Sam 26 Avr - 23:57

[HRP : Cool de l'action ça va faire drôle on avait pris l'habitude de tourner en rond ^^. On a gagné un beau voyage à ce que je vois. Heu les frais seront pris en compte? ^^]

Alors que tous dans la petite salle de travail semblaient s'affairer à préparer un expédition à titre personnel, un remue ménage sans pareil sembla secouer les couloirs. Voulant savoir ce qui pouvait causer un tel désordre, et pourquoi le conservateur ne faisait rien contre ce boucan, Mordekhaï s'excusa auprès de ses compagnons et passa sa tête par la porte pour mieux appréhender la situation. Il vit des jeunes gens en habit de mage en train de placarder frénétiquement dans tous les coins des parchemins de nouvelles.

"Mais que peut-il être écrit sur ces morceaux de papier pour qu'ils soient placés en plusieurs exemplaires partout."

Intrigué, le savant s'approcha de l'un des panneaux d'affichage et put lire le message. Il reconnut imédiatement la marque des grandes instances et se rendit immédiatement compte qu'il s'agissait là d'un oiseau de bien mauvaise augure. Mordekhaï entreprit de lire le texte afin de savoir ce qui se passait réellement. Aux premières lignes, il fut choqué d'apprendre que le séïsme avait pu avoir de telles proportions. Il n'était pas mentionné l'étendue des dégats mais il pouvait s'en faire une idée. Il poursuivit sa lecture et se figea de terreur lorsqu'il lut ce qui suivait.

"Impossible, souffla t-il, ce n'est pas possible, cela ne se peut..."

Et pourtant, la nouvelle était là, telle qu'elle avait dû être relatée aux dirigeants de Thélus. Le dragon flamboyant... Celui qui dévasta un continent entier, qui répand la terreur et la mort. Le savant resta figé devant cette nouvelle et ne put articuler mot. Il poursuivit difficilement la lecture pour apprendre que l'on cherchait des volontaires pour se rendre à Mélandre.

Piqué au vif par la curiosité et terrifié en même temps, il ne savait que faire. Devait-il s'y rendre? Ou bien rester? Cette deuxième idée le fit presque sourire. Rester? Lui qui il n'y a pas 5 minutes voulait ardemment voir Mélandre et étudier ces attentats. Une bombe n'est pas moins dangereuse qu'un dragon. Oui mais une bombe peu se désamorcer, se contrer... En continuant de réflechir, il se rendit compte qu'il devait faire quelque chose. Il voulait tant déchiffrer les mystères de ce monde, il lui faudrait bien pour cela affronter les plus dangereux.

Mordekhaï arracha l'affichette et rentra précipitemment dans la salle pour que les deux autres puissent voir par leurs yeux la terrible nouvelle. Il déposa bien en vue le parchemin et recula de quelques pas pour que tous puissent voir.

"Qu'en...qu'en dites vous?"

[HRP : court mais je suis pris par le temps]
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Lun 28 Avr - 18:48

Les deux scientifiques poursuivaient leur conversation, débattant du matériel à prendre pour leur expédition. Setif n'avait jamais vu Mordekhaï aussi excité et pourtant, il se montrait souvent enthousiaste lors des discussions ou les recherches. L'angoisse nouait l'estomac du jeune ansurien, et il ne parvenait plus à se concentrer assez pour suivre le sens du flot de paroles échangées par les deux autres. Il cherchait du regard une chaise, quand une agitation, inhabituelle dans la bibliothèque à cette heure ci, attira son mentor au dehors.

Lorsqu'il rentra, il tenait un parchemin entre ses mains. Une annonce marquée du sceau sanglant des autorités.

"Qu'en...qu'en dites vous?"

Ce devait être une annonce officielle sur le tremblement de terre... Il n'avait pas envie de lire, plutôt de trouver un coin tranquille, de préférence seul et pas en compagnie d'un théoricien certes amical mais bavard et d'un démon kluth'en...
Mais quelque chose dans le regard écarquillé de Mordekhaï le convainquit qu'il ne s'agissait pas d'une simple redite de la lettre de son père. D'ailleurs, pour qu'il leur demande leur avis avant même de commenter, les mots imprimés devaient annoncer quelque chose de terrible... Pire qu'un séisme et des attentats à Mélandre? Quoi, un tsunami qui aurait balayé la ville?
Il s'approcha du message et le déchiffra de côté, ne voulant pas géner l'accès pour les deux autres en s'en saisissant. Son souffle s'accéléra. Mélandre évacuée. Le dragon flamboyant, de retour. Il n'était pas assez vieux pour en garder le souvenir, mais il avait vécu baigné dans les récits de sa puissance dévastatrice, et partageait la crainte qui saisissait n'importe qui à l'énoncé de ce nom.
Un nom qui rappellait à tous la fragilité de leurs existences, leurs ambitions et leurs rêves grandiloquents. Une créature défiant l'imagination, un dieu de la mort et de la terreur. Quand vous pensez l'avoir oublié, vous le savez toujours, qu'il est là, quelque part, capable de réduire à néant un peuple, une civillisation, un continent... Attendant son heure pour ressurgir. Cette heure était donc venue. Que valaient leurs vies chétives contre un dragon?
Où allait-être déplacés les réfugiés de Mélandre? Il eut une pensée pour sa mère, blessée. Supporterait-elle un voyage? Que fallait-il faire dans ces conditions? Que fallait il qu'il fasse? Déchiré, il savait qu'il devait rallier les volontaires pour aider. Il devait se porter au secours des siens, et servir sa ville, si vulnérable, située sur la côte, juste là où le Dragon risquait d'attaquer Médian.
Mais ce serait renoncer à toute son entreprise. S'il partait maintenant, il ne reprendrait jamais d'études de mage, il le sentait. Et il appartenait à la faction de Thélus, il n'avait pas le droit de quitter la ville, son poste, sans leur autorisation. Surtout pour servir la Coalition!
C'était si absurde. Il était ansurien, et s'affirmait pro-ansurien. Mais Mélandre était en péril, le monde entier était en péril. Tous risquaient de disparaitre, ansuriens, démons, sans distinction aucune et ça ne le réjouissait pas tellement de savoir Médian purifié de cette engeance à présent que ce futur tant espéré s'annonçait imminent.
Quel sens ça avait désormais de tenter d'éliminer les autres alors qu'on risquait soi même le même sort? Les factions risquaient juste de faire empirer la situation.
La raison commandait d'abandonner les opérations dès maintenant, pour les reprendre une fois la menace écartée. A quoi bon éliminer les démons si on n'était plus là pour en profiter?
C'était logique, si lui était capable de penser ça ses supérieurs en feraient autant. Il obtiendrait leur autorisation de se rendre à Mélandre pour assister la reconstruction, la lutte contre le dragon où tout ce pour quoi il serait utile à la Coalition. Car leurs intérêts étaient mêlés, pour cette fois au moins.

"J'irai."
Pour une fois, il sentait l'assurance dans sa voix. Il restait peu de temps avant la réunion, mais ce n'était pas loin. Il fallait qu'il contacte la faction d'ici là. Il regarda Mordekhaï d'un air entendu.
"Je vais préparer mes affaires... J'imagine que nous nous retrouverons là bas, non?"
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Thalek Eosil
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Mar 29 Avr - 11:41

"Soyez prudent, mon jeune ami. Les dangers qui affluent sur Mélandre ne sont pas à prendre à la légère. Chaque détail est à prendre en compte, tant votre puissance que celle de l'adversaire... Mes félicitations...malgré tout ce qui va s'ensuivre.

- Merci, Archimage, mais ne vous inquiétez pas, je ne saurais prendre assez de risques, il s'agit de dragon Flamboyant après tout. Vous connaissez mieux que moi son histoire...je saurai être prudent."


Le sourire confiant accroché aux lèvres, Thalek se leva, fit une petite courbette protocolaire et sortit du bureau de l'Archimage Braskon. Un vieil ansurien, certes, mais qui savait y faire avec les jeunes élèves. Thalek n'avait eut aucun mal à se familiariser avec l'environnement du sénacle. Oui, il l'avait finalement trouvée cette académie de magie. Académie fut peut être un bien grand mot. Rayon des livres de magie aurait été plus exact. Bien que ce rayon se développe sur peut être trois ou quatre étages, ils faisaient partie intégrante de la bibliothèque. L'examen s'était plutôt bien passé d'ailleurs. L'examinateur, un ansurien mal rasé - comme la plupart des mages me direz-vous - avait été bien étonné de voir un Clamyde dans la même salle que lui. Non pas qu'il ne les aimait pas, mais qu'il avait tout simplement perdu l'habitude d'en voir. Après tout, la magie clamyde était très bien enseignée à la Citée des Chutes, et équivalait en tout à celle plus générale qu'apprenaient ici les futures grands mages.
Thalek n'eut pas le temps de continuer un peu plus ses argumentation qu'un jeune apprenti, apparemment furieux, le bouscula en courant avant de disparaître au coin d'un nouveau couloir, tandis qu'un des sous-fifres du conservateur lui lançait quelques remarques assermentées, le poing bien levé, comme on le lui avait appris.

*Ne leur a-t-on jamais appris qu'il était interdit de courir dans les couloirs ?*

Thalek n'eut pas le temps de grommeler davantage en voyant l'affiche nouvellement posée. C'était donc ça...tout l'
Azelorth'Samas était en effervescence depuis l'apparition de ces affichette. Leur contenu avait de quoi faire s'évanouir la moitié de la ville de Thélus...et pourtant elle se propageaient à une vitesse infernale dans les moindres petits recoins. C'était après tout la moindre des choses si les hautes instances de la ville voulaient recruter des volontaires pour ce voyage suicide. Et Thalek en serait, lui.
Il cherchait la salle de travail numéro cinq. L'Archimage lui avait dit, en regardant dans sa penderie (il y a beaucoup de choses dans la penderie d'un mage, qui plus est d'un Archimage), que dans cette salle, deux personnes et demi se préparaient au voyage. Thalek n'avait pas
totalement saisi le sens de cette phrase, mais cela vint bien vite lorsqu'il vit un jeune apprenti sortir de la fameuse salle qu'il recherchait.

La porte n'était pas fermée, Thalek en profita pour la pousser délicatement
. Le jeune garçon ne lui avait pas soufflé un mot, mais les yeux larmoyants et cet air malgré tout déterminé confirmèrent au mage nouvellement promu qu'il avait atteint son but.
Il vit les deux autres personnages, tous deux habillés de blanc - surement des savants - penchés au dessus d'un nouvel exemplaire de l'annonce, et apparemment
en proie à une grande anxiété, signe qu'ils avaient bientôt finis de lire l'annonce.
D'un léger raclement de gorge, le jeune Clamyde fit sentir sa présence, tandis que s'affichait à nouveau sur ses lèvres un sourire confiant.

"Hum...veuillez m'excuser de rentrer ainsi, mais Maître Braskon, m'a dit que je pourrais vous être utile pour votre voyage. Utile ou pas, ce n'est pa sà moins d'en décider, mais je me suis vu dans l'obligation de faire ce périple pour parfaire mon diplôme de mage."
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Mar 29 Avr - 21:59

Les couloirs de la bibliothèque offraient un raffut extraordinaire. Elénius sembla quelques instants agacé. Mais il s'aperçut très vite que ce bruit était dû à des personnes placardant sur chaque morceau de liège un étrange parchemin. Myope, il ne pu aperçevoir plus de détails, mais analyste il fit vite un rapprochement avec les évènements dont ils étaient actuellement en train de débattre. Elénius serra plus fort encore son pendentif et adressa quelques mots à sa femme dans ses pensées:

*Chérie, je ne sais pas ce qui se passe, mais toi tu le sais, tu sais tout chérie. Tu as toujours été meilleure que moi, j'essaye modestement de te surpasser. Tu disais souvent le contraire. Mais la mort t'a sans doute apporté l'omniscience, aussi tu dois tout connaître. Que se passe-t-il? Quel malheur peut bien bouleverser toute une ville de cette façon?*

Mordekhaï se précipita dehors soufflant au passage une question oratoire. Il s'approcha des cadres de liège, arracha un des parchemins et revint dans la salle de travail. Elénius devina tout de suite quelle était l'ampleur du phénomène lorsque Mordekhaï revint, son visage était décontenancé et son pas si pressé en disait long sur le message qu'il tenait entre ses mains.

Ce dernier jeta en douceur le mot sur une table, Elénius s'approcha pour être sûr d'aperçevoir chaque détail. Chaque mot le faisait tressaillir, tressaillir d'impatience et surtout de peur.

La peur ce sentiment si subjectif, si interne et pourtant si fort. Parfois l'aura de peur que l'ansurien dégage se ressent mais c'est bien rare. Pourtant il nous semble parfois nous sentir mourir sous le poids, sous la force de cette dernière. Etouffant notre coeur, pressant notre respiration, nous faisant avaler tout nos sentiments de bonheur. Il semblait à Elénius que la peur le privait de tout mots.

Elénius releva la tête, analysant dans sa tête les courtes informations qu'il venait de lire. Il n'entendit qu'un souffle de ce que dit l'élève de Mordekhaï. Et ne leva pas la tête pour le saluer. Plongé dans ses pensées il essayait de se faire réagir. Cette nouvelle le bouleversa, et comme toujours son geste se dirigea vers son collier, le serrant plus fort que jamais.

Elénius baissa à nouveau la tête vers le parchemin et il y remarqua à nouveau les marques des hautes instances de Thélus. Il lui fallait à tout prix partir. Il savait déjà qu'il partirait avant, mais là, une occasion se présentait d'y partir tout de suite.

Elénius glissa alors un mot:

"Il me semblerait judicieux de nous y présenter. Nous devons y aller!"

Il n'eut pas le temps d'entendre une réponse qu'un clamyde fit irruption dans la pièce. Le kluth'en leva la tête pour le regarder un sourire illumina le visage déjà magnifique -car jeune- du mage. Il dit alors sur un ton confiant et certain un requisitoire pour sa venue.

Elénius comprit de suite que ce "logos" ne lui était pas destiné. Mais après tout cela était normal. Il se pria alors d'écrire au plus vite un livre pour se faire connaître un peu. Il avait l'horrible impression d'être dénigré car inconnu. Heureusement que Mordekhaï s'était, lui, montré compréhensif et gentil avec le kluth'en. Magré lui une succession de pensée le parcourirent. Après tout qu'était un inconnu? Que gagnait-il à être un kluth'en?

Puis un éclair de lucidité l'illumina, il n'avait pas pris en compte le sens du message. Les marais de Glargörl avient été touchés! De nombreux villages avaient été détruits... Partagé entre les pleurs et la haine. Il était sûr qu'il devait aller voir Mélandre, mais il devait quand même vérifier, ne serait-ce que par missives, que son village existait toujours. Il regarda Mordekhaï et dit d'une voix cassée et vraisemblablement triste:

"Je- je dois aller envoyer une missive à mon village, les marais ont été touchés, toute ma famille y vit... Voudriez vous m'accompagner Mordekhaï, je ne sais pas d'où je puis le faire."

Son regard se posa successivement sur le visage de Mordekhaï puis sur celui du jeune homme à qui il dit:

"Il est sûr -jeune homme- qu'une telle action risque de vous former pour sûr. Vous faites le bon choix! Vous serez sans doute utile, tout homme est utile dans ce genre d'expédition. Bien malheureusement si je puis dire."

Elénius regarda encore Mordekhaï et changea d'expression comme pour attaquer un sujet plus problématique:

"Mordekhaï, je vous conjure d'entendre raison, vous devez venir! Le Dragon Flamboyant est de retour... C'est de nous -théoriciens- dont ont besoin les chefs de le ville. L'expédition va être périlleuse, sans doute, mais si la preuve que le Dragon Flamboyant est de retour est irréfutable alors cela sera bien plus qu'utile."

Elénius avait jusqu'à maintenant fait attention à ne pas se dire lui même que cette preuve existait... Le Dragon Flamboyant, celui qui avait terrorisé le monde entier lors de sa précédente apparition. Elénius n'avait que seize ans, il comprenait bien évidemment tout ce qui se passait et était déjà à l'époque terrifié. Il lui sembla se rappeller des mots de son maître à son sujet, mais il n'en saisissait pas le sens. Seul l'écho des longues et poétiques phrases de son maître se répétait contre les dures parois osseuses du crâne du petit kluth'en.
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Mer 30 Avr - 0:54

Mordekhaï était sous le choc. En équilibre entre la panique et la raison, il semblait que les fils entremêlés du destin s'acharnaient à vouloir le tirer vers le côté de la raison alors qu'en même temps les racines profondes de son subconscient tendaient à le faire tomber dans ses instincts les plus primaires le poussant à prendre peur et à fuir. Il ne savait que faire. Lui, savant diplomé de l'Académie de Thélus, un homme devant avoir réponse à toutes les interrogations qu'on lui soumettais restais sans savoir.

"Je ne suis pas prêt à mourir, commença t-il. Il en hors de question, je n'ai pas fini mes travaux et la perspective de me retrouver dans un monde où je ne connais rien ne m'enchante guère."

Puis se retournant vers Elénius:

"Je viens avec vous évidemment. A rester caché ou à aller aux devants du danger, il n'y a pas tellement de différence si nous sommes condamnés mais il n'en reste pas moins que d'aller de l'avant donne de meilleurs résultats que de se replier sur soi-même. Pour votre message, il y a un système de courrier par albanestre dans l'aile Nord de la bibliothèque, je vous y conduirais avec plaisir."

La confiance revenait et ce petit sentiment d'irrépressible curiosité et soif de savoir refaisait timidement surface. Il n'avait pas tout de suite fait attention au jeune homme qui était rentré dans la pièce mais il avait tout de même entendu ses paroles.


" L'archimage Brackson? Cela m'étonne qu'il envoie un aspirant mage dans une telle aventure. Peut-être est-il plus inquiet que je ne le pensais. Mais si il pense vraiment que vous pouvez vous montrer utile alors je n'en doute pas une seconde. Il n'est pas réputé pour placer sa confiance en n'importe qui surtout dans ces circonstances."

L'archimage Brackson était une figure pour toute personne ayant passé du temps à Thélus. Il était reconnu pour sa sagesse et son excentricité. Mordekhaï ne le connaissait pas personnellement et n'avait jamais vraiment pris le temps de combler cette lacune. Il devait avoir de très bonnes raisons d'envoyer ce jeune homme au lieu d'un de ses collaborateurs plus expérimenté et puissant.

" Mais avant de partir pourriez vous nous dire votre nom jeune Clamyde?"

Mordekhaï gagnait en confiance à mesure que les secondes passaient. S'il devait mourir face à cette menace, ce ne serait pas en fuyant mais en se portant devant la mort elle-même.
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Thalek Eosil
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Jeu 1 Mai - 11:25

La situation rendait les deux hommes bien nerveux, à tel point que cette nervosité finit par toucher Thalek. Il n'avait pas pensé à tout cela lorsque l'Archimage lui avait appris la nouvelle. Le dragon...finir sa formation...aventure...voyage...des mots plaisants qui résonnaient encore faiblement à ses oreilles. Mais qui ne faisaient pas le poids face à ceux qu'il venait d'entendre. Bien heureusement, les Clamydes étaient loin de tout cela et sauraient trouver où se cacher en cas de danger. Il ne s'inquiétait même pas pour sa propre famille puisqu'il ne la connaissait qu'à peine... Il avait cependant peur, tout à coup, peur de mourir, peur de voir cette ville, cette si grande ville, à moitié détruite. Quelle taille avait donc ce dragon pour pouvoir détruire un continent entier ? Avaient-ils vraiment une chance ? Le jeune Clamyde avait été pris dans les méandres de son innocence, et ne s'était même pas posé de questions essentielles.
De peur d'afficher un peu trop sa nervosité soudaine, il s'assit sur la chaise la plus proche. Il écouta à peine la réponse du Kluth'En, mais elle le réconforta malgré tout. Voyager avec des savants lui permettrait surement de mieux se préparer. Ils n'étaient pourtant pas si lointains les uns des autres. Les savants ne rentraient pas dans le sénacle, et pourtant acquéraient un savoir immense. Il en avait vu certains qui trainaient dans les rayons de livres de magie. Cela tournait souvent au comique lorsqu'ils décidaient de les ouvrir. La magie doit d'appréhender, mais seulement par la pratique, là est son plus grand secret. Certains avaient réussi à devenir grands magiciens théologiens, certes, mais ce n'était pas très glorieux.
Thalek fut rappelé à la réalité par la question de l'ansurien.

"Hum...je ne nomme Thalek, monsieur. Je n'ai pourtant eut qu'une seule fois l'occasion de me rendre utile. Je ne suis arrivé à Thélus que deux mois auparavant..."

Thalek trouvait que la situation tournait en rond. Personne ne prenait de décisions, personne n'agissait. Il avait vu le jeune apprenti aller préparer ses affaires, mais ce n'était pas ce qui allait arranger les choses. Il prit le parti de se lever, à présent apaisé, puis de prendre l'annonce qui trônait encore au centre de la table. Il la roula et la rangea dans une sacoche qui pendait à son épaule.

"Votre ami a raison, nous devons y aller, tous. La réunion est à vingt heure, il n'y a pas de temps à perdre."
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MessageSujet: Re: Salle de travail [Ouvert]   Mar 6 Mai - 0:16

Elénius ne dit mot de toute cette discussion. Il ne fit qu'un mince geste d'accord avec Mordekhaï lorsque celui-ci lui proposa de le guider jusqu'au système d'albanestre, et sourit devant sa réfléxion sur l'archimage Brackson.

Enfin le jeune clamyde, Thalek de son prénom, salua l'initiative d'Elénius en indiquant qu'il serait judicieux de rejoindre la salle de réunion. Elénius se retourna un instant et griffona quelques mots rapides sur un papier. La message était adressé à sa soeur, encore vivante malgré son âge. Il rangea ses instruments d'écriture. Et regarda Mordekhaï:

"Bien, très cher ami, je pense que je suis prêt. Mais ne vous agitez pas, croyez vous qu'unes de ces personnes qui s'agitent dans le couloir aurait l'aimable initiative d'envoyer ma missive? Cela nous permettrait de rejoindre cette réunion plus vite, et cela évitera à de grands savants de perdre du temps si précieux dans un quête de vérité!"

Sa voix avait été volontairement haussée de façon à ce que le groupe d'étudiants -sans doute en était-ce- regroupé devant la porte l'entende. L'un d'eux entra, salua avec courtoisie les personnes de la salle et se délégua à l'envoi de cette si "savante missive" selon les mots de cet apprenti-mage. Elénius sourit et lui indiqua que les renseignements qu'il croyait nécessaire était au devant du message. Le garçon observa attentivement les mots d'Elénius, hocha la tête en signe d'accord et sortit claquant les talons comme un soldat devant son général.

Le kluth'en jeta son lourd sac sur son épaule et serra son pendentif, espérant qu'il pouvait faire confiance à un élève thélusien pour une question de deuil ou non. Et le deuil était une coutûme ancrée dans les moeurs d'Elénius. Essayant d'oublier la vision d'horreur de son village, il se souvint du visage adolescent de l'étudiant, amusé devant sa réfléxion si stupide Elénius dit plus doucement:

"Bien il semble que mes éclats de voix soient efficaces... Je devrais demander que l'on me couvre de gloire, mais je ne suis pas sûr que cette fois ci les étudiants m'entendent... Soit! Trêves de plaisanteries, pressons nous! Le temps passe, bien malheureusement il passe et pire encore il disparait!"

Elénius observa un instant le ciel noir de la ville de Thélus, se rendant compte que cette obscure clarté lui manquerait sans doute très vite... Si peu de temps et tant d'accorches... De simples livres et pourtant! Mais l'heure n'était pas au lyrisme, il fallait agir, le dragon flamboyant était revenu et il valait mieux mourir dans les chemins de vérité qu'assis sur une chaise en pleurant sur son sort!
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